Les armoiries de la ville

 



 Depuis la fin du 19ème siècle, la ville de Saint Just-en-Chaussée possède ses armoiries qui figurent au fronton de l'hôtel de ville (dont la construction remonte à 1895). Au début du 20ème siècle (à partir de 1904) les bornes fontaines en fonte implantées dans la ville arboraient nos armoiries.

Voici le texte des armes parlantes de Saint Just-en-Chaussée:

 

".. de gueules au chevron d'argent chargé d'un lion de sable passant (qui est de Mainville), le dit chevron accompagné de deux fleurs de lys d'or au chef et d'une gourde au pied (qui est de l'abbaye de Saint Just)."

 

Ce blason résulte de la combinaison des armes de l'abbaye de Saint Just et celles du Comte de Mainville, seigneur châtelain de Saint Just, Le Plessier.

Les moines de l'abbaye étant sous la protection immédiate du roi avaient pris pour leur sceau les armes suivantes qui étaient celle du royaume: 

 

"d'azur de lys d'or posés 2 en 1 en remplaçant celle du pied par une gourde emblème de Saint Just pèlerin".

 

Les fleurs de lys rapellent que la fondation de l'abbaye de St Just est d'origine royale. La gourde ou calebasse est l'emblème de Saint Just pèlerin, enfant matyr qui porte cette calebasse à la ceinture. Les armes du seigneur de Mainville de la maison de Mommerel en Béarn, qui se trouvent à l'armorial du 17ème siècle pour la Picardie étaient:

 

"..de gueules au chevron d'argent chargé d'un lion grimpant de sable, le dit chevron accompagné de trois harpes d'or, deux en chef, une en pointe, celles du chef adossées".

 

Le dernier nom de la famille de Mainville de la maison de Mommerel originaire du Béarn est Antoine Haycinthe de Mommerel, Comte de Mainville, décédé sans postérité le 5 mai 1754 à 78 ans et demi.

On le trouve aussi seigneur de Mameray. Sa mère était Jeanne de Bussy-Lameth, marquise de Mainville. 

Le seigneur de Mainville a acquis les fiefs suivant pour réunir sa châtellerie:

- Le fief de Lihus en 1738,

- Le fief du Banc saint Pierre en 1745,

- Le fief de Chasserat en 1746.

Il possédait: le bois de Mermont, les près et les terres d'Oresmeaux, le fief de Bussy, la seigneurie et le vicomté de Gannes.

 

L'écu composite ainsi formé, gravé au fronton de la façade de l'hôtel de ville, est "timbré" par une couronne de murailles (d'or amaisonnée de sable) rappelant que ce bourg fortifié était accessible par des portes (4 ou 5):

- La porte d'Amiens, au niveau de l'intersection des rues de Paris et de Beauvais,

- La porte de Paris, au niveau de la rue de l'Abreuvoir,

- La porte Malpartie, au niveau du haut de la rue Carnot et de Beauvais,

- La porte des Poulets, au niveau des rues Carnot et Pasteur,

- La porte de Soissons, à la sortie de la rue de Montdidier (elle ne figure pas sur le plan de 1748).

 

Les couleurs des différents éléments contenus dans l'écu sont les suivantes:

- Fond: rouge carmin, (de gueules) hachures verticales,

- Chevron: argent,

- Lion: noir (sable) quadrillage,

- Fleurs de lys et gourde du pèlerin: or semis de points.

Il faut remarquer que le lion est dit grimpant sur l'écu du Comte de Mainville alors qu'il est passant sur l'écu composite.

 Autres "ornements": Des rameaux de chêne et de laurier ceinturent l'écu qui porte à sa pointe les Croix de Guerre (1914/1918 avec palme remise à la ville le 20 septembre 1921 et la Croix de Guerre 1939/1945 avec l'étoile d'argent).

 

  

    Sceau de l'Abbaye              Armoiries du Comte de                                                                  Mainville

 

            

  Composite Héraldique          Armoiries Composites

 

                

 Armoiries sur les bornes             Armoiries de la Ville

           fontaine

 

 

Comme toute commune respecteuse de cette tradition, la ville s'est dotée d'armoiries contemporaines (logo) représentant des symboliques de notre siècle:

- dynamisme par la forme du trait,

- écologie par les couleurs (bleue et verte),

- qualité de vie par le soleil.

 

                  

 

         Armoiries                                 Logo de la Ville

 

 

Ainsi, histoire et Modernité représentent d'une belle façon Saint Just en Chaussée.

"Le blason est une langue, se sont les hiéroglyphes de la féodalité" V.HUGO



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